Les traditions de Noël et les végétaux

Traditions de Noël au travers des végétaux

Encore très présentes en Provence, Elles font souvent appel aux végétaux qui nous entourent dans les Monts de Vaucluse, le Luberon ou le Mont Ventoux.

Le houx, Ilex aquifolium, dont la famille vient de son nom de Genre, les Aquifoliacées. Autrefois on le considérait comme un bois protecteur. Les charrons, très nombreux à Carpentras à l’époque romaine, en mettaient une cheville sur le véhicule qu’ils venaient de terminer afin que cela porte bonheur au convoi et que les acquéreurs soient protégés contre les accidents. Les agriculteurs en mettaient une branche dans les étables pour protéger leur bétail des maladies…

Les végétaux persistants sont le symbole de la vie et de la lumière qui gagnent sur les ténèbres en ce moment où les jours sont si courts. Heureusement, dès le solstice, ils vont se rallonger tout doucement. C’est pour cela que c’est la période où avaient lieu de nombreuses fêtes des lumières autrefois. En Vaucluse, il y en avait une qui consistait à mettre des coquilles de noix transformées en bougies et à les déposer sur les Sorgues.

La traditions de la bûche remonte à très loin puisqu’avant d’être une pâtisserie, elle était issue d’un arbre fruitier et les parents y cachaient parfois des friandises dans ses anfractuosités. D’où l’idée de la transformer carrément en bûche pâtissière. La bûche de bois faisait l’objet d’une tradition appelée “cacho fio”, le feu caché en provençal. L’ainé de la famille et le plus jeune attrapaient la bûche, faisaient trois fois le tour de la table et la disposaient dans l’âtre après l’avoir bénie à l’aide de la branche d’olivier des rameaux trempé dans du vin cuit. Ils se souhaitaient ensuite pour l’année à venir de ne pas être moins à défaut d’être plus nombreux, en clair qu’il n’y ait aucun décès dans l’année qui arrive. Ensuite on mettait le feu sous la bûche mais sitôt enflammée, on le recouvrait de cendres car il fallait qu’elle se consume tout doucement ainsi du 24 décembre au 1er janvier. Le but étant de pouvoir recueillir un charbon de bois qui était partagé entre les membres de la famille. Ils le conservaient précieusement en guise de protection pour les cultures, contre l’orage, en cas de maladie dans la maison…

Un arbre était également présent par ses fruits la nuit du 24 décembre, c’était le micocoulier car cet arbre sacré depuis l’antiquité qui était planté à l’origine près des temples et auquel on accrochait des cloches afin d’éloigner les démons et autres mauvais esprits. En effet, en Provence et en Italie, il était de tradition de confectionner avec les micocoules un vin appelé “sauve-Chrétien” qui était dégusté le 24 décembre au soir avant le gros souper. N’hésitez pas à me faire part de vos traditions liées aux végétaux sur les différents médias sociaux où je suis présente.

Passez de belles fêtes de fin d’année, et à l’année qui vient !

Le houx-Ilex aquifolium

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